Moine soldat

J’ai récemment entendu sur diverses médias télévisés et écrits cette expression :
« Je suis un moine-soldat ».
Elle est utilisée par le premier ministre de la France, dans une homélie déguisée, du rôle que lui a confié le président ou se qualifiant lui-même de moine soldat. Un « voyant » à disposition pour servir de fusible au besoin de l’Élysée s’il lui en prend l’envie.
Habituellement, je ne traite pas de la politique sauf en ce qu’elle se rapporte aux prophéties et perceptions qui me sont données pour en vérifier et rapporter l’exactitude ou l’inexactitude mon interprétation. Ici, je me suis autorisé à enfreindre cette position au regard du terme dont s’est affublé intentionnellement le premier ministre français M. Sébastien Lecornu.
Je suis toujours étonné de l’utilisation de phrase-clé biblique, notamment lorsque ce type d’expression remonte principalement à l’époque des conquistadors espagnols où l’histoire nous donne une version du moine brandissant le fusil pour convertir « les paumés de la foi non chrétienne », en diminutif lapidé, les païens.
Le moine-soldat !
La bible dans la main et le fusil dans l’autre main, le prêche évangélique consistait à imposer par la force une croyance personnelle à un peuple qui ne demandait rien à personne.
Que faut-il penser de cette soldatesque dont se revendique le premier ministre français ?
Une sournoiserie savamment réfléchie pour contraindre, par une entourloupe politicienne, les clans adverses et les piéger en finalité.
Les analyses des politologues commencent à voir que le premier ministre -moine-soldat- les a positionnés dans une voie closant le débat par avance tout en leur faisant croire, crédule qui veut l’être, que ces élus -députés de dernière heure- avaient leur mot à dire.
Faut-il supposer que ces chers (coûteux ?) élus en chambre réunis ne soient pas assez futés pour déjouer un plan aussi grossier que même un aveugle malentendant aurait perçu ?
Je reste ébahi devant l’art politicien qui consiste à manipuler, tous clans confondus poursuivant des intérêts personnels, les foules pour les plonger davantage dans le besoin la masse plébéienne au profit de quelques-uns et unes accrochés au siège.
Je retiens ce que dans la conclusion de l’édito 2025 auquel je renvoie pour plus de détails, c’est une manœuvre de déstabilisation tous azimuts, de précipitations pour forcer la main sans pour autant forcer le destin qui lui reste prescrit dans ce qu’il doit être.
Le moine-soldat, ainsi nommé par lui-même, incarne la volonté de mener
une politique sans jamais chercher à imposer quoi que ce soit de manière
frontale. Pourtant, en coulisses, il manipule habilement les jeux pour
plonger les députés et sénateurs dans une impasse décisionnelle.
L’art de Machiavel !
Dzongkapa
