Moine soldat

J’ai récemment entendu sur diverses chaînes de télévision cette expression :
« Je suis un moine-soldat ».
Elle est utilisée par le premier ministre de la France, dans une homélie déguisée du rôle que lui a confié le président.
Je suis toujours étonné de l’utilisation de phrase-clé biblique, notamment lorsque ce type d’expression remonte principalement à l’époque des conquistadors.
Le moine-soldat !
La bible dans la main et le fusil dans l’autre main, dont le prêche évangélique consistait à imposer par la force une croyance personnelle à un peuple qui ne demandait rien à personne.
Que faut-il penser de cette qualité dont se revendique le premier ministre ?
Une sournoiserie savamment réfléchie pour contraindre, par une entourloupe politicienne pour contraindre les clans adverses et les piéger en finalité.
Les analyses des politologues commencent à voir que le premier ministre les a positionnés dans une voie closant le débat par avance tout en leur faisant croire, crédule qui veut, que ces élus députés avaient leur mot à dire.
Faut-il supposer que ces chers (coûts ?) élus en chambre réunis ne soient pas assez futés pour déjouer un plan aussi grossier que même un aveugle entendant aurait perçu ?
Je reste ébahi devant l’art politicien qui consiste à manipuler, tous clans confondus poursuivant des intérêts personnels, les foules pour les plonger davantage dans le besoin.
Je retiens ce que dans la conclusion de l’édito 2025 auquel je renvoie pour plus de détails, c’est une manœuvre de déstabilisation tous azimuts, de précipitations pour forcer la main sans pour autant forcer le destin qui lui reste prescrit dans ce qu’il doit être.
Le moine-soldat est donc inscrit dans la volonté de conduire une politique, tout en se défendant d’imposer (directement) quoi que ce soit, alors qu’en coulisses, il a déjà pipé les dés pour amener les élus députés et sénateurs combinés, à une impossibilité.
L’art de Machiavel !
Dzongkapa
