
Nombre de personnes ayant lu les Écritures bibliques, judéo-chrétiennes sont dans l’attente de la venue du Christ, chacune évidemment dans l’espérance de leur « sauveur » dont l’essence finale ne semble pas être la même.
Il en est de même pour les religions bouddhistes attendant le bouddha Maitreya dans un avenir plus ou moins proche, précisant que celui-ci devrait naître en Chine et non au Tibet. Quoi de mieux que naître au sein de ceux qui le combattent au profit d’un matérialisme effréné.
Cette attente passe sous silence certaines parties des textes sacrés dont la discrétion se pare de tous ses feux afin de ne paraître aux yeux de tous. La goutte d’eau est indétectable dans le fleuve.
Il en est ainsi de l’annonce hermétique relative à l’envoi de Jésus par le Père auprès duquel il a intercédé en faveur des hommes.
Nous avons en présence une même action par le Christ, allant à la Compassion et un futur bouddha dont le nom signifie Bienveillance à un temps de bouleversements où les enseignements d’humanistes se perdent dans les profondeurs de la malveillance infernale.
La cupidité, la mauvaise foi, la jalousie sont les vecteurs des temps modernes abouchant à un avenir déshumanisé, un numéro, un argent, une position sociale et, peu important les moyens pour les obtenir.
De l’aveu tiré de l’Écriture, que se passera-t-il lorsque que ce sera le Père qui viendra, alors que le Fils n’a pas réussi à convertir les incroyants et croyants corruptibles à loisir ?
Le Père ne sait-il pas que si le Fils revenait en ces temps il aurait un sort identique et peu de foi à son crédit ?
Est-il entendable que le Père ne soit pas enclin à la clémence devant la raideur du comportement de l’humanité investie d’orgueil et de suffisance pour ne déclencher que le conflit et la désespérance dans un galvaudage des valeurs qu’il prône en Maître absolu ?
Si le Fils, comme le Bouddha Siddharta Gautama, a démontré des pouvoirs surpassant la capacité usuelle de l’homme, comme cela est décrit dans les textes, que faut-il penser des pouvoirs du Père ignoré au siècle des siècles par l’homme ?
La construction de machines robotisées, de matériels, de mécanismes vicieux pour servir d’emprise sur les peuples réjouis de la marche du progrès dont ils auront à payer la conséquence, sera-t-elle supérieure au pouvoir du Père dont l’omnipotence et l’omniscience dépassent l’entendement humain qui n’a même pas un cent de milliardième d’once de sa capacité omnisciente et omnipotente ?
N’étant qu’un modeste messager, je livre le sujet à la sagacité personnelle.
Dzongkapa
